La guinguette aux orties

René-Michel Desergy - Illustrations de Carlo

390,00 

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Grand in-8 broché, 14 x 22,5 cm. 202-(3) pp. Couv. illustrée par Carlo. Complet des 10 illustrations hors-texte en noir sur papier couché de Carlo. Librairie Artistique et Parisienne réunies, 66 boulevard Magenta, Paris (Xe), 1936.
Edition originale.
Dos un peu strié, un manque angulaire au second plat.

Texte typique de la littérature flagellante, par un spécialiste de la Librairie Artistique. Il s’est penché sur une tendre héroïne des faubourgs, appelée Chérie par dérision et élevée par une marâtre. Celle-ci est encore jeune, et son inflexibilité, loin d’en faire un personnage de cauchemar, lui attire des sympathies aussi chaudes que les fessées qu’elle administre. Flagellation éducative, flagellation familiale, flagellation passionnelle forment les étapes de la vie de Chérie. Le roman est suivi d’une série de lettres de lecteurs. La Guinguette aux orties illustre un univers érotique plus doux mais tout aussi sensuel et excitant que les romans SM d’Alan MacClyde. Robert Mérodack écrit : « Partie d’un raffinement aux antipodes de l’inspiration de Charléno, l’œuvre de Carlo parvient à une réconciliation de ses deux tendances. Cela tient en partie aux auteurs qu’il illustre : contrairement à l’esclavage qui se passe nécessairement dans le monde sophistiqué des puissants, l’éducation anglaise s’accommode fort bien de personnages populaires. L’on remarquera cependant comment les héroïnes dessinées dans Dolly esclave et La Madone du cuir verni, n’exhibent plus avec la même fierté les gaines étroites qui ravissaient leurs consoeurs de Servitude ou du Cuir triomphant. Les beautés de La Guinguette aux Orties et d’A toute volée ne s’encombrent plus de corsets rigides ; leur charme ne vient plus des contraintes qu’elles imposent à leur silhouette, mais au contraire de la liberté de leurs mouvements, tout comme dans les dessins coquins signés Charléno. » (Carlo, éditions Dominique Leroy, Paris, 1984, p. 94). Commentant l’un des hors-texte du dessinateur, Mérodack ajoute : « la fouetteuse, non contente d’écarquiller les cuisses, nous révèle la ligne fine mais immanquable, rarissime en tout cas, de son sexe. » Les autres dessins proposent des croupes épanouies dans le meilleur style de Carlo.